Alph Lukau

Avant de commencer ce texte (sur les miracles-spectacles dans l’Eglise) qui résulte d’une méditation personnelle et non d’une inspiration prophétique, je tiens à lever deux ou trois équivoques tout de suite. D’un : je crois aux miracles, dans ce sens que j’ai la foi la plus intime que Dieu est Tout-Puissant et que rien ne Lui est impossible. Personnellement, je pense pouvoir rendre témoignage de deux guérisons miraculeuses intervenues dans la vie de deux personnes qui me sont chères, par le redoutable concours d’une prière adressée à Dieu.

De deux : je pense que, comme dans toute œuvre, le loup se mêle souvent aux brebis. De ce fait, il n’est pas exclu que certaines personnes usent de subterfuges, pour attirer à elles des âmes faibles. NS Jésus-Christ Lui-même ne nous a-t-il pas mis en garde ? « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Matthieu 7 : 15-16).

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Quels sont ces fruits dont parle Notre Seigneur ? Un homme ou une femme qui annonce des choses qui n’arrivent pas, qui a un langage ordurier, dont les « miracles » procèdent de mises en scènes démasquées, dont les prêches ne cadrent pas avec son propre comportement, etc.

De trois : je n’ai jamais adhéré aux miracles-spectacles. A mon avis (et je peux me tromper), cela ne procède ni du Christ, ni de l’Evangile. Et cela me permet de décliner ma méditation du jour, en me basant sur ce passage tiré de Marc 7 : 31-37.

« Jésus quitta le territoire de Tyr et revint par Sidon vers le lac de Galilée en traversant la région de la Décapole. On lui amena un sourd qui avait de la difficulté à parler et on le supplia de poser la main sur lui. 33 Il le prit à part loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et lui toucha la langue avec sa propre salive. Puis il leva les yeux au ciel, soupira et dit: «Ephphatha» – c’est-à-dire «Ouvre-toi». Aussitôt ses oreilles s’ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement. Jésus leur recommanda de n’en parler à personne, mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient ».

La publicité proscrite par le Christ

C’est aussi clair que l’Evangile est vrai. Parcourez tous les miracles de Jésus, vous verrez cette recommandation constante faite à ceux qui avaient bénéficié du miracle : la discrétion. Le message du Christ est clair : la publicité sur les miracles est proscrite. Pourquoi donc ? A mon sens, pour une raison toute simple : la foi aux miracles ne sauve pas, c’est la foi en Dieu qui sauve. Le miracle est un moyen utilisé par le Christ, pour incliner le cœur des incrédules à la foi en Dieu. Le miracle est donc un moyen, la Foi des individus est la fin. Méfiez-vous donc des gens qui font des « miracles » pour attirer le maximum de personnes à leurs cultes. Le nombre, donc les dîmes et les dons sont la fin, le « miracle » est un moyen pour atteindre cette fin. Au passage, un homme de Dieu qui accumule les richesses, sans les redistribuer aux pauvres, n’obéit pas à un comportement christique. Jésus, notre modèle à tous, n’était pas riche, cela ne veut pas dire qu’il ne recevait pas de « dîmes » et de présents. Rappelez-vous, il y avait un intendant parmi les apôtres : Judas. J’y reviendrai ultérieurement.

Le Christ ne faisait pas de miracle-spectacle. Revisitons encore ses miracles. Là où des gens voulaient juste le voir faire des miracles, pour satisfaire leur goût pour le spectacle ou pour l’éprouver, il n’en faisait pas. Il n’avait rien à prouver. Mieux, Lui-même faisait ses miracles dans la discrétion. Prenons l’un des miracles les plus retentissants : la multiplication des pains.

« Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. Le soir venu, ses disciples descendirent jusqu’à la mer » (Jean 6 : 5-16).

Quand on relit le déroulé de ce miracle, on note que personne ne savait ce que Jésus allait faire des pains, personne ne s’y attendait. Dans nos ministères, quand l’heure des miracles sonne, tout le monde sait qu’un aveugle qu’on a installé à la vue de tous, va bientôt voir, qu’un paralytique va marcher, qu’un malade sera guéri, les modérateurs annoncent que quelque chose va se passer et le spectacle commence.

La multiplication des pains s’est faite dans un premier temps, dans l’intimité des apôtres. C’est après que rassasiés, les fidèles ont su ce qui s’était passé. Il en est de même de la transformation de l’eau en vin, à Cana. Personne n’a réuni les convives des noces pour dire : apprêtez-vous à une transformation de l’eau en vin. L’organisateur des noces a découvert le vin, sans, au départ, avoir été saisi du miracle. De ce fait, la vue de certains dispensateurs de « miracles » qui prennent la pose hollywoodienne, sous les flash et les projecteurs, après leurs « miracles » n’est ni biblique, ni christique. C’est une gloire personnelle qui n’honore pas Dieu.

En conclusion, ma position est simple : je crois aux miracles en tant que disciple du Christ, mais je me méfie des miracles-spectacles en ce sens que ce n’est pas ce que NS Jésus-Christ a fait, encore moins enseigné. Dieu incline nos cœurs à la Foi en Lui et non en la séduction des « miracles » !

André Silver Konan

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2 Commentaires

  1. […] Et pourtant, Jésus ne faisait pas de miracle-spectacle ! .fb_iframe_widget_fluid_desktop iframe { width: 100% !important; } var td_screen_width = window.innerWidth; if ( td_screen_width >= 1140 ) { /* large monitors */ document.write(''); (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); } if ( td_screen_width >= 1019 && td_screen_width < 1140 ) { /* landscape tablets */ document.write(''); (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); } if ( td_screen_width >= 768 && td_screen_width < 1019 ) { /* portrait tablets */ document.write(''); (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); } if ( td_screen_width < 768 ) { /* Phones */ document.write(''); (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); } […]

  2. Frère André Silver Konan, Jésus a ressucité Lazare devant la foule: Jean 11;42, je vous demande d’insister sur la partie: « mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure ». Partout dans les Evangiles, les miracles de resurrection du Christ ont été faites devant la foule, sauf la fille de Jaïrus où il avait mis les gens dehors et seulement retenus les parents de l’enfant et cela parce que le saint-esprit le lui avait recommandé. Jesus recommandait à certains parmi les gens qu’ils guérissaient de garder la discrétion parce que les pharisiens et les scribes par motif de jalousie, n’aimaient pas du tout ce que Jésus faisait et ils cherchaient à se saisir de lui pour le faire mourir. Mais comme son heure n’était pas encore venu, il faisait preuve de sagesse dont replique ici le prophète pour l’amour du corps de Christ quand à la tournure qu’a pris l’évènement. Les pharisiens et les scribes reconnaissaient que Jésus vient de Jésus, mais voulait éviter à tout prix qu’un trentenaire né sous leurs yeux brillent au point de les effacer et au risque de perdre leurs avantages sociaux à son détriment. Preuve, après la résurrection de Lazare, ils se sont concertés sur les moyens de censurer le miracle, peu importe si cela venait de Dieu, tout sauf Jésus.
    M André Silver Konan, en réalité, vous avez un probleme avec le pasteur Alph Lukau, mais avec le miracle de résurrection du mort. Car si vous croyez au miracle, croyez que seul Jésus-Christ a le pouvoir de ressuciter les morts. Ne soyez pas comme ces pharisiens. Toutefois, priez toujours pour demander à Dieu de vous donner du discernement et ne critiquez pas de peur de blasphémer contre le Saint-Esprit. Affectueusement, frère Peter.

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