L'histoire de Job ou comment 90% de ce qui nous arrive a une origine spirituelle

Dans cette méditation dominicale, j’aimerais partager ma compréhension de l’histoire de Job, qui pour moi est un fabuleux enseignement sur les origines spirituelles des choses qui nous arrivent dans la vie.

Résumons. L’histoire se passe dans l’Ancien Testament de la Bible. Précisément dans le livre éponyme de Job. Selon l’histoire, Job était un homme « intègre et droit. Il craignait Dieu et se détournait du mal ». Le récit fait état de ce qu’un jour de rassemblement des fils de Dieu, Satan vint aussi malicieusement au milieu d’eux.

« L’Éternel dit à Satan: As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Et Satan répondit à l’Éternel: Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’oeuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face. L’Éternel dit à Satan: Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel. Un jour que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné, il arriva auprès de Job un messager qui dit: Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d’eux; des Sabéens se sont jetés dessus, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle. Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit: Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle. Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit: Des Chaldéens, formés en trois bandes, se sont jetés sur les chameaux, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle (…) Extrait du chapitre 1 du livre de Job.

Que retenir de cette histoire ?

D’un : Ce qui est arrivé à Job et à sa famille est partie de la conversation entre Dieu et le diable. L’origine spirituelle est donc évidente. Job et les siens ont vu le malheur s’abattre sur eux, sans qu’ils ne comprennent ce qui leur arrivait. Ni Dieu n’a informé Job de ce qui lui arriverait, alors que ce dernier était un homme juste et élevé en spiritualité. C’est ainsi que certaines choses nous arrivent, sans que le Dieu Tout-Puissant ne nous avertisse. S’Il le fait, c’est par pure grâce. Ni le diable n’a expliqué à Job que ce qui lui arrivait était lié à la surprenante conversation qu’il avait eue avec Dieu.

Deux : « Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit: Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés ». Ce messager qui ne savait rien, a tout de suite conclu que c’était un « feu de Dieu ». Il en était fort convaincu. Très souvent, nous tirons vite des conclusions, sur certaines choses qui nous paraissent évidentes. Mais elles ne le sont pas. Job aurait donc pu en vouloir à Dieu, se lamenter de ce qu’il ne méritait pas ce genre de châtiment, étant entendu qu’il vivait dans la crainte de l’Éternel.

Trois : tout le monde a pu constater que les malheurs de Job ont été, en partie, causé par des Sabéens et des Chaldéens. Job avait donc des motifs pour en vouloir à ces peuples. Il en est de même pour nous. Certains malheurs nous frappent, orchestrés par des proches ou des inconnus. Comme les Chaldéens et les Sabéens, ces proches ou inconnus, peuvent juste être des instruments d’une cause plus puissante.

Que faire ?

Ce qu’il faut faire est contenu dans l’enseignement du livre de Job. « En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu » (Job 1 : 22). Car « Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté; que le nom de l’Éternel soit béni ! » (Job 1 : 21).

En effet, Job n’a pas cherché à retrouver les Chaldéens, pour leur administrer une correction, en vue de récupérer ses biens. Très souvent, certaines choses nous arrivent et nous cherchons à les régler à la manière humaine. Nous perdons notre emploi ? Nous accusons tel collègue et cherchons à lui régler son compte. Nous nous comportons ainsi parce que nous oublions qu’aux causes spirituelles, il est inutile de rechercher des remèdes physiques. C’est la morale de l’histoire.

Job l’a compris. Aux malheurs qui se succédaient en se renforçant, sa réponse a été la Foi, le maintien de son activité spirituelle et sa crainte de Dieu. Mais l’histoire de Job ne s’arrête pas là. Puisqu’après les épreuves qu’il a supportées avec dignité, et dans l’espérance de la volonté de Dieu, l’histoire se termine mieux qu’elle a commencé.

« L’Éternel rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis; et l’éternel lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé. Les frères, les sœurs, et les anciens amis de Job vinrent tous le visiter, et ils mangèrent avec lui dans sa maison. Ils le plaignirent et le consolèrent de tous les malheurs que l’Éternel avait fait venir sur lui, et chacun lui donna un kesita et un anneau d’or » (Job 42 : 10-11).

André Silver Konan

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