Blé Goudé depuis la CPI, se dit préoccupé par "l'après Ouattara"

Dans une lettre dont nous avons reçu copie, Charles Blé Goudé depuis la CPI fait savoir son inquiétude de « L’après Ouattara ». Lisez plutôt !

Il est deux heures du matin. Dans le silence de cette nuit hivernale, mes pensées s’envolent particulièrement vers la Côte d’Ivoire, mon pays. Je pense à l’après Ouattara. Tout pouvoir étant temporelle, je sais qu’un jour ou l’autre ,Ouattara partira comme ce fut le cas de ses prédécesseurs. C’est la loi du mouvement : tout ce qui commence a toujours une fin, tout finit par passer. Quant à la Côte d’Ivoire, elle demeurera toujours.

C’est ici que se trouve la question qui m’inquiète. Quel pays et quelle société ivoirienne Ouattara léguera-t-il aux générations futures ? Au niveau économique, qui va rembourser toute cette dette qui ne finit pas de s’accumuler ?

« Le président qui viendra après Ouattara devra posséder un leadership fort, avec un discours qui  transcende les clivages »

En dehors des discours officiels aux relents de communication et de propagande théâtralisées, le chantier de la réconciliation demeure encore en friche. Les murs de la division gagnent chaque jour en hauteur et en épaisseur.
Malheureusement, cette situation semble ne pas du tout déranger l’actuel président ivoirien.

Selon lui, seuls quelques égarés et autres aigris continuent de se plaindre par mauvaise foi.
Il considère que tout baigne, que le pays est au travail, et que les Ivoiriens sont déjà réconciliés. Cette vision étriquée me désole et m’inquiète aussi.

De ce qui précède, le prochain président ivoirien qui viendra après Ouattara devra indubitablement posséder un leadership fort, avec un discours qui traverse et transcende les clivages, pour parler à la Côte d’Ivoire plurielle.

Un chef qui rassemble

Au chevet de cette Côte d’Ivoire-là, il faudra un chef capable d’affronter la colère et les réticences de ses partisans, pour courageusement prendre des mesures et entreprendre des actions dans le but de rassembler, d’unir les Ivoiriens au-delà de leurs enclos politique et idéologique.

Ce chef là, devra surtout panser les plaies des citoyens profondément blessés dans leur chaire et dans leur âme ,mais aussi ,rassurer les peurs et les craintes somme toute légitimes.Pour tout dire, il aura cette difficile tâche de normaliser les rapports entre les Ivoiriens. Pour réaliser cette œuvre, toutes les filles et fils de la Côte d’Ivoire seront sollicités et mis à rude épreuve.

Moi, je suis certes préoccupé et inquiet, je ne désespère pas cependant. Car la politique, c’est l’art de rendre possible le souhaitable. Que Dieu nous inspire !

Charles Blé Goudé
Homme politique
En détention préventive à La Haye

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