Jésus est-il Dieu ? Pourquoi il est inutile de discuter avec ceux qui le nient. Démonstration à travers des références bibliques et coraniques.

C’est tout le mystère de l’Incarnation: le verbe de Dieu, Dieu Lui-même, qui se fait homme. Jean 1 : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu (…) Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père ».

Si nous, en tant que chrétiens, acceptons que le Christ rédempteur est Dieu (voir article ci-dessous), voyons maintenant, pourquoi il est inutile de discuter avec ceux qui contestent sa divinité.

Jésus est-il Dieu ou prophète ?

Encore une fois, cela tient en deux ou trois faits bibliques. Premier fait. Même les chefs du Temple, contemporains du Dieu incarné niaient, pour nombre d’entre eux sa divinité. A commencer par les pharisiens, les sadducéens, les hérodiens.

Noter que même au temps de Jésus, plusieurs courants existaient au sein des Israélites. J’y reviendrai un autre jour, pour démontrer que la question de l’unicité de l’Eglise n’est pas un grand problème.

Un passage dans la Bible l’atteste. « Les chefs des Juifs répliquèrent : Nous, nous avons une Loi, et d’après cette Loi, il doit mourir, car il a prétendu être le Fils de Dieu » (Jean 19: 7). Ensuite, il y a l’attitude même du Christ. Celui-ci n’obligeait personne à croire en Sa divinité. Il est même arrivé où il a demandé que ceux qui la dévoilaient se taisent.

« les musulmans croient en la souche divine de Jésus (conçu par le Verbe de Allah, ayant pris forme dans le seins d’une vierge, Marie). Ils ne croient pas en la divinité de Jésus »

« Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es: le Saint de Dieu. Jésus le menaça, disant: Tais-toi, et sors de cet homme » (Marc 1: 24). Jésus aurait pu laisser l’homme continuer à faire son « atalaku » en tant que Fils de Dieu.

Mais Il ne l’a pas fait, parce qu’Il n’en tire aucune espèce de gloire. Et aussi parce que son temps n’était pas venu (un autre mystère qu’on pourra développer ultérieurement). Au demeurant, de nombreux contemporains du Christ le prenaient tout au plus, pour un prophète.

Le prophète de Nazareth

Ni Jésus, ni ses apôtres qui étaient dans la révélation (notez que même parmi les apôtres, tous ne croyaient pas en sa divinité). « Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut émue, et l’on disait: Qui est celui-ci ? La foule répondait: C’est Jésus, le prophète, de Nazareth en Galilée » (Matthieu 21:10).

Si donc les propres contemporains de Jésus le prenaient pour un prophète, pourquoi s’offusquer que plus de six siècles après, les musulmans le prennent pour un prophète ? Un simple homme et non Dieu incarné ? 

Les musulmans croient en la souche divine de Jésus, pas en sa divinité

En effet, pour les musulmans (Sourate 19, 16-35), Jésus est certes le Messie (oint de Dieu), il est certes le Verbe de Dieu, qui a pris chair dans le sein de la très sainte Vierge Marie: (« Je ne suis », répondit-il, « que l’émissaire de ton Seigneur, [venu] pour que je te donne un garçon pur. » « Comment aurais-je un garçon », demanda-t-elle, « alors que nul mortel ne m’a touchée et que je ne suis point femme? »).

Cependant, selon l’Islam, il n’est pas Dieu, mais un prophète, l’un des cinq plus grands prophètes de l’histoire de la spiritualité judéo-islamo-chrétienne. A savoir, Noé, Abraham, Moïse, Jésus et Muhammad.

« Marie fit un signe vers [l’Enfant]. « Comment », dirent-ils, parlerions-nous à un enfançon qui est au berceau ? » Mais [l’enfant] dit: « Je suis serviteur d’Allah. Il m’a donné l’Écriture et m’a fait Prophète ».

En résumé, les musulmans croient en la souche divine de Jésus (conçu par le Verbe de Allah, ayant pris forme dans le seins d’une vierge, Marie). Ils ne croient pas en la divinité de Jésus. De sorte que musulmans et chrétiens se rejoignent sur la souche divine de Jésus, mais tombent en désaccord sur sa divinité. Rien de grave donc.

A lire, l’acte 1 de ce dossier:

Jésus est-il Dieu ? Démonstration par la logique d’Aristote

Ainsi donc, toujours en procédant par syllogisme, si Jésus lui-même ne s’offusquait pas qu’on le prenne pour un prophète et commandait à ceux qui dévoilaient sa divinité, de se taire, quel est toi ton problème, en tant que chrétien, si une personne conteste la divinité de ton Sauveur ?

Cela ne devrait pas t’offusquer. Tu devrais plutôt prier Dieu qu’Il incline le cœur des négateurs, à la conversion et continuer pour ta part à le louer en tant que Fils de Dieu. Pour une raison toute simple: il y a un vrai mystère à confesser la divinité de Dieu. Il y a même un secret spirituel lié à cette confession.

Bref. C’est à lire le lundi prochain : « Ce que tu gagnes en confessant la divinité de Jésus ». Un vrai mystère, crois-moi.

André Silver Konan

 

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