Dans l’affaire des mutineries du Contingent 8400, Bruno Koné accuse Gbagbo, quand Touré Mamadou, de son côté, accuse Félix Houphouët-Boigny. Les deux membres du gouvernement sont toutefois unanimes sur une chose: le gouvernement actuel n’est responsable de rien. Décryptage.

Écoutons d’abord Touré Mamadou qui était sur le plateau de France 24 à Paris, le mardi 23 mai 2017 (pour la petite histoire, le secrétaire d’Etat passe tellement de temps sur les chaînes étrangères, à leurs sièges parisiens, qu’on se demande quel temps il trouve pour s’occuper de son département, à Abidjan).

« parce que les résultats de ces élections n’ont pas été acceptés par l’un des candidats, voilà tout ce que notre pays continue de payer jusqu’à maintenant »

Pour lui « Les manifestations au sein de l’armée ont débuté sous le règne d’Houphouët Boigny et malheureusement le Président Alassane Ouattara gère aujourd’hui la conséquence d’une déconstruction de l’armée depuis 1990 ».

Il précise que « le président Alassane Ouattara n’est pas responsable de cette situation de mutinerie qui prévaut en Côte d’Ivoire ». Le porte-parole du gouvernement, sur la question de la responsabilité de l’équipe qui gère le pays depuis 2011, ne dit pas autre chose.

Bruno Koné accuse Gbagbo

Pour Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, « Il est important de bien indiquer que le gouvernement n’est pas la cause de tout ce qui se passe aujourd’hui, le gouvernement est lui-même une victime ».

Quant à la cause des mutineries, Koné n’accuse pas Houphouët comme Touré ne s’est pas gêné de le faire (ce qui a d’ailleurs étonné la journaliste française, vu qu’il a renvoyé la cause à 27 ans en arrière, au moment où Emmanuel Macron avait 12 ans), mais il accuse Laurent Gbagbo.

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Le porte-parole du gouvernement, à l’issue du conseil des ministres du mercredi 24 mai a déclaré ceci: « Le fait que cette élection de 2010 qui était prévue pour être une solution de sortie de crise en Côte d’Ivoire, ne l’a pas été parce que les résultats de ces élections n’ont pas été acceptés par l’un des candidats, voilà tout ce que notre pays continue de payer jusqu’à maintenant ».

On note qu’aucun des deux hommes du gouvernement n’évoque la rébellion de 2002.

Célin Ayébé

1 COMMENTAIRE

  1. Ces fauts politiciens oublient très vite sinon ce qu’ on vit actuellement est un pur résultat de 2002 voire 1999 car un pays où naît l’idée de coup d’état est un pays à risque donc exposé

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