André Silver Konan

Parce que nous n'avons pas le droit de nous taire

Pr Amoa Urbain à Ouattara: « Qui crache en l’air, reçoit son crachat en plein visage » (acte 2)

Pr Amoa Urbain à Ouattara: « Qui crache en l’air, reçoit son crachat en plein visage » (acte 2)

Pr Amoa Urbain à Ouattara: « Qui crache en l’air, reçoit son crachat en plein visage ». Acte 2 de la lettre ouverte du Pr Amoa Urbain, au Président Alassane Ouattara.

Au moins trois leçons de vie nous interpellent tous en ces heures chaudes et, comme Emile Zola dans l’Affaire Dreyfus, je ne saurai observer un silence qui pourrait nous être tous fatal. La première consiste dans l’idée que nul n’a éternellement le monopole de la violence.

La seconde pourrait se résumer en ces termes : qui crache en l’air la tête levée au ciel, finit tôt ou tard, par recevoir le crachat projeté par lui-même, en plein visage. Quant à la troisième, elle prend sa source dans la célèbre fable de La Fontaine intitulée : « Le lion et le moucheron », rappelant ainsi que toute victoire est éphémère et que l’Humain doit se laisser, pour éviter l’humiliation, habiter par l’humilité.

Ces trois leçons de sagesse s’appliquent parfaitement à l’actualité et à l’histoire politique de la Côte d’Ivoire.

C’est bien vous qui, toujours loin d’ici et souventes fois à partir des chaînes des radios et télévisions internationales, avez humilié toute la classe politique de la Côte d’Ivoire y compris M. Henri Konan Bédié, en faisant croire qu’elle n’était pas suffisamment compétente pour la gestion des affaires publiques et que vous appreniez si vite que vous pourriez la supplanter en un laps de temps.

C’est encore vous qui, tout en affirmant que nous avions toutes les compétences pour conduire un jugement honorable en Côte d’Ivoire, avez, tout de même, laissé se poursuivre le procès de S.E.M. Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale.

A lire, l’acte 1 de la lettre ouverte du Pr Amoa Urbain

Pr Amoa Urbain à Ouattara: « Vous semblez avoir atteint le summum de vos performances » (acte 1)

Et c’est aussi vous, vos sponsors et peut-être sûrement une partie de vos adversaires politiques d’alors, qui avez instrumentalisé les jeunes que nous appelons tous honteusement « mutins » ou « microbes » et que vous voulez diaboliser sans remords.

Pardon à vous jeunes qui avez sacrifié vos études et votre jeunesse pour les intérêts d’un individu et bonjour Dame Ingratitude ! Puissent ces jeunes retenir hélas ! que même avec des centaines de milliards encore, vous ne sauriez leur rendre cette noble partie de leur enfance et de leur jeunesse gâchée pour vous suivre dans les des labyrinthes obscurs.

C’est donc vous qui, toute votre vie, devez les payer et non l’Etat de Côte d’Ivoire. Le cacao de nos parents planteurs, qui, dans nos villages et nos campagnes jouissent d’une gouvernance de proximité pilotée avec intelligence par une chefferie dite traditionnelle digne et encore très respectée, n’y est donc pour rien.

Pr Amoa Urbain

André Silver Konan

4 thoughts on “Pr Amoa Urbain à Ouattara: « Qui crache en l’air, reçoit son crachat en plein visage » (acte 2)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *