André Silver Konan

Parce que nous n'avons pas le droit de nous taire

Après les mutins, « le gouvernement devrait faire de même pour les fonctionnaires » (Zadi Gnagna)

Après les mutins, « le gouvernement devrait faire de même pour les fonctionnaires » (Zadi Gnagna)

Après les mutins, « le gouvernement devrait faire de même pour les fonctionnaires ». C’est ce que souhaite Zadi Gnagna, porte-parole de la Plateforme nationale des organisations professionnelles du secteur public.

Dans un entretien avec l’AFP, le syndicaliste a laissé entendre ceci: « Le gouvernement, pour une question d’équité et de justice sociale, devrait faire de même pour les fonctionnaires. C’est la grande leçon que nous tirons de cette crise qui vient de s’achever ».

De son côté, sans autre précision, le gouvernement déclare que les discussions continuent. Ci-dessous, le point des négociations avec le gouvernement, dressé par Abonga Jean Yves Koutouan, porte-parole de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire.

« Lors du  conseil des ministres du 11 mai 2017, le gouvernement a pris un décret consolidant définitivement un des acquis de notre historique grève de janvier 2017. Il s’agit de l’octroi des 150 et 100 points d’indice aux fonctionnaires des grades B, C et D.

La haute direction de l’IFCI tient à remercier le gouvernement pour cet acte majeur, confirmant que les fonctionnaires de Côte d’Ivoire n’ont pas eu tord quand ils ont bien voulu placer leur confiance en lui en s’engageant résolument (à travers leurs leaders) dans le processus de négociation.

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La haute direction de l’IFCI souhaite que ces efforts du gouvernement continuent et aboutissent véritablement à des points d’accords sur les autres points des revendications notamment sur le paiement en numéraire du stock des arriérés auquel l’IFCI reste profondément attachée.

La haute direction de l’IFCI demande aux fonctionnaires de rester unis et à son écoute pour la suite de la lutte. Car, c’est unis et solidaires, que nous obtiendrons la pleine satisfaction de nos légitimes revendications ».

De nombreux leaders syndicaux dénoncent le « deux poids, deux mesures » du gouvernement.  Pour eux, « La boîte de Pandore est déjà ouverte depuis janvier 2017. L’Etat ivoirien devra continuer à faire face aux nombreuses revendications connues et ensommeillées du corps social. C’est le prix de sa crédibilité déjà fortement ébranlée par la gestion des mutineries ».

C. A.

André Silver Konan

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