Des journalistes ivoiriens larchant le 3 mai 2017, lors de la journée de la liberté de la presse

Nous reproduisons ici les déclarations des différents groupes parlementaires relatives à la nouvelle loi sur la presse en Côte d’Ivoire adoptée en commission par les députés. Voici ce que ça donne.

“Le groupe parlementaire RDR approuve dans son ensemble, toutes les dispositions u projet de loi et donne sa caution pour son adoption. Le groupe parlementaire RDR invite les membres de la Commission à le suivre dans sa conclusion en prenant en considération l’exposé des motifs”. Déclaration du porte-parole du Groupe, le député Koné Siaka.

Le groupe parlementaire PDCI, par la voix du député Kouassi Magloire s’est dit favorable , même s’il a soulevé de timides préoccupations liées à la redevance RTI et à la libéralisation de l’espace audiovisuel, annoncé depuis des années, mais jamais effective.

« Quel bilan fait-on de la libéralisation de l’espace audiovisuel dont les bases ont été jetées depuis 1991? Quel sont les freins à cette libéralisation au niveau de la télévision? A combien s’élève, annuellement, la redevance Rti prélevée par la Cie? A quelle hauteur cette recette contribue-t-elle au budget de la Rti constamment en déficit », s’est interrogé Magloire Kouassi.

« Sous réserve des observations (de forme) faites, nous ne trouvons aucun inconvénient à la prise en compte de ce projet de loi ». Conclusion de l’UDPCI affirmée par N’dri Konan, porte-parole du Groupe.

« Petite piqûre de rappel. Le délit par voie de presse (différent du délit de presse) a été introduit dans la loi de 2004, par le FPI et avait conduit des personnes non journalistes, en prison ou devant les tribunaux »

Les voix contre sont venues des indépendants réunis au sein du groupe parlementaire Vox populi. «Il faut craindre le musèlement de la presse. De nombreux pays n’ont plus recours à l’emprisonnement des journalistes. Pourquoi donc le gouvernement ivoirien revient à cette sanction ?», s’est interrogée Sidonie Asseu, la porte-parole dudit groupe.

Nouvelle loi sur la presse et le FPI

De son côté, le député Pascal Affi N’guessan a fustigé cette loi jugée liberticide par l’ensemble des organisations de journalistes ivoiriens. “Nous avons le sentiment d’un recul. Il y a effectivement une nécessité d’adapter nos textes à l’évolution de l’environnement des médias, mais il faut l’envisager dans un sens d’amélioration, dans un sens de libéralisation, dans le sens de la promotion des médias en Côte d’Ivoire parce qu’aujourd’hui les médias ont beaucoup de difficultés, les journalistes ont beaucoup de difficultés”, a déclaré Affi.

Le FPI-Sangaré de son côté, s’est emporté. Par la voix de Koné Boubacar, son porte-parole, il s’est fendu d’une déclaration. “Ce vendredi 5 mai 2017, le gouvernement de M. Alassane Ouattara a introduit au Parlement deux projets d’amendements des lois sur les médias ivoiriens et la profession de journaliste et de professionnel de la communication en Côte d’Ivoire.

Le premier projet modifie la loi n°20004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse. Quant au second projet, il modifie la loi n°2004-644 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la communication audiovisuelle.

Enfin, en matière de répression des délits, ces deux projets de loi instituent des amendes pécuniaires trop élevées pour les entreprises de médias déjà économiquement sinistrées. Le FPI constate que ces nouveaux textes introduits par le gouvernement remettent totalement en cause la dépénalisation des délits de presse et font planer de graves restrictions sur la liberté des entreprises et des professionnels des médias audiovisuels (article 3 du second projet)”.

A voir sur le sujet des promesses non tenues:

Petite piqûre de rappel. Le délit par voie de presse (différent du délit de presse) a été introduit dans la loi de 2004, par le FPI et avait conduit des personnes non journalistes, en prison ou devant les tribunaux…

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