Pour Mgr Marcellin Yao Kouadio, la justice à double vitesse n'est pas source de paix.

Jusqu’où peut-on parler de paix dans un pays où la justice a choisi de choisir son camp ? C’est la principale interrogation de Mgr Marcellin Yao Kouadio, lors de son homélie du samedi 31 décembre 2016, dont le thème était « La non violence, style d’une politique pour la paix ».

L’évêque de Yamoussoukro a invité les Ivoiriens, au pardon, à la tolérance et à la non violence. Larges extraits de son homélie (Source: Nouveau Réveil).

La justice a choisi de choisir son camp

« Jusqu’où peut-on parler de paix dans un pays où la justice a choisi de choisir son camp ? Ce sont là des situations qui, trop souvent, desservent la cause de la paix dans bon nombre de pays. D’où les rancœurs, la haine, l’esprit de vengeance, pour ne pas dire l’absence de paix véritable.

Or libérer notre monde de la violence est vu par le pape François comme le premier pas vers la justice et la paix. Soyons donc des artisans de paix pour espérer être appelés fils de Dieu.

Aujourd’hui, spécialement, prions pour les victimes des violences, les victimes du terrorisme et des guerres, les migrants en situation irrégulière, les réfugiés, les exilés, les détenus politiques, dans un monde, dans une Afrique, dans une Côte d’Ivoire qui compte des détenus politiques et des réfugiés ».

« Jusqu’où peut-on parler de paix dans un pays où la justice a choisi de choisir son camp ? Ce sont là des situations qui, trop souvent, desservent la cause de la paix »

« Chers frères et sœurs, le chrétien est invité à être vainqueur du mal, de la violence, par la paix ou la non violence. Certes les obstacles à la paix sont voulus et entretenus parfois financés. J’en veux pour preuve, les guerres, les migrations forcées, le terrorisme, les attaques armées, les réfugiés.

Il semblerait qu’aujourd’hui, ils sont au moins 65 millions dans le monde. Les exilés, les détenus politiques. La non violence doit être pour nous notre style de vie, un style de vie. Car La violence n’a jamais été le remède pour notre monde. Il s’agit pour nous tous de construire la paix au moyen de la non violence ».

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1 COMMENTAIRE

  1. Ah l’Afrique ! Les évêques s’invitent eux aussi, dans le débat sur la justice des vainqueurs ! Hier c’en était un qui jouait au économistes, instruisant le président-économiste à bien « gérer » les fruits de la croissance. D’autre ont aidé à « génocider » au Rwanda. Celui-ci se fend d’un : « La justice a choisi son camp » ! Notre prélat qui me semble très amer s’il n’est pas déjà rance, essaie de noyer son poisson en mondialisant et en citant son patron, le pape François ! Manque de courage ou tactique de rhétorique ? Il n’y aurait toujours pas la paix en CI selon le premier alors que les professionnels de la « chose » N.U. et autres se félicitent du contraire. Voudrait-on réveiller les vieux démons ? Pour quelle cause ? Pour des subventions perdues ou des prébendes supprimées ? Ou tout simplement l’émotion ou le sentimentalisme nègre que n’arrive pas à transcender la religion ? L’église ivoirienne choisirait-elle son camp ? Ses « ivoiriens » au détriment des autres ? Veut-elle faire de la politique ? Veut elle faire comme ses pairs du Rwanda ? Veut-elle tribaliser la religion ? dans tous les cas, qu’ils fassent très attention que l’autre grande religion ne s’en mêle ! Des homélies et de discours émotifs, sentimentaux et divisionnistes, sont en ces moments fragiles très dangereux ! Comme un citoyen lambda, je crie : « Le CHRIST là, c’est pour tout le monde, les vaincus comme les vainqueurs. Les blancs comme les noirs. Les « boussoumanes » comme les « Boyorodjan » ! Qu’on arrête donc avec ces discours pseudo religieux et véritablement divisionnistes ! »

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