Au moins 25 députés indépendants sont issus du PDCI

25 députés indépendants PDCI, sur 75 : c’est le décompte partiel, fait par le Secrétaire exécutif du PDCI, Maurice Kacou Guikahué, après les législatives du 18 décembre 2016. Un décompte qui met en lumière le mauvais fonctionnement de la politique de partage du butin, au sein du RHDP. Lisez ces extraits tirés d’une interview du journal Le Nouveau Réveil, publiée aujourd’hui.

Nous avons 68 députés sur les 104 candidats. Parce qu’au départ, il y avait 104 candidats qui étaient d’obédience PDCI, mais présentés sous la bannière RHDP. Nous avions la répartition des circonscriptions électorales.

Donc, après les élections, nous avons eu 67 députés et il y avait un député particulier à Facobly. Il est délégué du PDCI, mais pour des raisons stratégiques, il a décidé d’aller à ces élections en indépendant et il a gagné. Donc, on peut dire qu’on comptabilise 68 députés.

25 députés indépendants PDCI

Mais dans le bilan, il y a 25 indépendants qui sont des militants du PDCI et dans ces 25
indépendants, il y a 3 qui n’ont pas accepté les choix faits par le PDCI. Donc, ils se sont présentés dans les circonscriptions héritées par le PDCI et où nous avions un candidat. Et ils ont gagné.

Depuis les législatives de 2000, le PDCI, pour calmer (ou distraire) ses militants, a toujours clamé qu’il organiserait des primaires, pour choisir ses candidats aux élections locales

Concernant les 22 autres élus, sous la bannière indépendants, ce sont ceux qui ont contesté la répartition des sièges et ils sont allés à la compétition, dans les zones que nous avions attribuées au RDR.

Donc là, ce n’est pas une question de choix des candidats, mais c’est une question de place. On les avait choisis comme candidats, mais les places n’étaient pas dévolues au PDCI. Les places ont été attribuées au RDR et ils sont allés s’y présenter.

« Injustice »

C’est ainsi que tous nos délégués qui n’ont pas accepté, qui ont contesté ces répartitions, se sont présentés et ont gagné. Les délégués de Tiapoum, de Mankono, de Boundiali, de Guéyo, d’Alépé, ont tous gagné. Donc, on peut dire qu’à part le délégué de Kouibly, c’est presqu’un 100%.

Ils ont dit qu’ils avaient le terrain et que c’était une injustice que de donner ces circonscriptions au RDR. Et puis, il y avait d’autres militants du PDCI qui n’ont pas accepté qu’on donne ces circonscriptions au RDR. Ils ont dit qu’entre 2011 et 2016, il y avait une évolution et que, eux étaient les meilleurs candidats qui ont gagné.

C’est ce qui nous fait à peu près 25 élus indépendants, militants du PDCI-RDA. Voici donc la situation dans laquelle nous sommes ».

Habitudes anti-démocratiques

Tirant les conséquences de cette « victoire » des indépendants, le PDCI a publié un communiqué où il prétend qu’il va désormais organiser des élections primaires, si le consensus échoue à la base, dans le choix de ses candidats.

Les observateurs avertis de la scène politique en Côte d’Ivoire ont dû sourire, à la lecture du communiqué. Depuis les législatives de 2000, le PDCI, pour calmer (ou distraire) ses militants, a toujours clamé qu’il organiserait des primaires, pour choisir ses candidats aux élections locales. Une position réaffirmée à son dernier congrès et dans son communiqué du mois de mai, définissant les critères de candidature à la candidature.

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Depuis plus de quinze ans donc, le PDCI fait cette promesse « électorale », au lendemain de chaque élection locale. Depuis plus de quinze ans, il ignore chaque fois et royalement cette « promesse » privilégiant les choix à la manière communiste. Les anciennes habitudes anti-démocratiques ont la peau dure dans le « Vieux parti »…

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