Le numérique est un puissant outil, pour la conversion de nos enfants

Après quelques jours d’indisponibilité, je renoue aujourd’hui, avec mes méditations dominicales, pour évoquer un thème auquel j’accorde le plus vif intérêt: comment susciter le goût de la spiritualité chez nos enfants. Décryptage.

Deux choses pour commencer et vous devez déjà le savoir, si vous êtes abonnés à mes médiations dominicales. Ceci n’est pas le fruit d’une étude biblique, encore moins le compte-rendu d’une prophétie. Ce texte est simplement le fruit d’une méditation personnelle, en rapport avec mon expérience familiale.

Deuxième chose à savoir: ce texte est inspiré de ma Foi personnelle. De ce fait, vous y retrouverez des références à des rituels catholiques. Je ne rentre pas souvent dans les débats théologiques en rapport avec les rituels religieux. C’est une perte de temps, dont le seul mérite est d’égarer les esprits faibles.

L’essentiel doit rester notre rapport à la connaissance spirituelle, moins notre rapport à la religion, encore moins, notre rapport aux rituels de nos églises différentes. Les rituels diffèrent, mais la Foi en un Dieu unique (peu importe comment chaque peuple L’appelle) reste la même. Ceci est important, dans notre vision œcuménique de la connaissance spirituelle.

Bref. Revenons à nos enfants. La démonstration de ce jour tournera autour de trois axes. La conversion par le numérique, les cadeaux spirituels et la prière des parents. Je précise que ce sont des choses que j’expérimente moi-même, en tant que parent d’une fillette de 3 ans et ça marche !

La conversion par le numérique

Nous sommes à l’ère du numérique. Et tous les parents qui ont un minimum de moyens ont déjà offert un cadeau, sous forme numérique à leurs enfants, ou comptent le faire. C’est simple. A défaut de vous demander de bourrer la tablette de votre enfant, avec des applications de référence spirituelle, téléchargez au moins une application de ce genre, sur sa tablette.

Personnellement, j’ai téléchargé le Rosaire, sur la tablette de Bétyssa. Elle adore ! Il n’y a qu’à la voir se précipiter sur cette application, qu’elle appelle « Maman Malie ». Malie étant mis pour Marie. Et quand elle fait quelque chose qui n’est pas bien, je lui dis: « Si tu fais cela, Maman Marie va se fâcher ». Et elle me demande : « Maman Malie va se fâcher ? ». Je réponds oui, et en général, elle arrête. Aujourd’hui, elle sait réciter certains versets du Rosaire, et il faut l’entendre dire: « Vous êtes bénie entre toutes les femmes ».

Si vous êtes d’une autre confession religieuse, vous pouvez télécharger d’autres applications, qui peuvent susciter son intérêt. De même, vous pouvez télécharger des chœurs d’enfants, sur sa tablette, les morceaux religieux que votre enfant aime, etc. Vous ne perdez rien à le faire. Bien au contraire.

Si vous avez une smart TV, en plus de ses clubs de petits traditionnels sur Piwi, faites la regarder des films d’animation, qui parlent de l’Enfant Jésus, de la naissance de Moïse, bref, de la vie des saints personnages de la sainte Bible.

Les cadeaux spirituels

Nous faisons tous des cadeaux à nos enfants. Et Noël, c’est la semaine prochaine. Songeons à leur donner des cadeaux spirituels, en plus des cadeaux traditionnels, que nous avons prévus, pour eux. Un chapelet parfumé, une BD chrétienne, une chaîne avec la croix du Seigneur, etc.

Quand nous portons des uniformes de notre église, songeons à en confectionner, pour nos enfants. Suscitions en eux, cette spiritualité sans complexe, qui fera que demain, ils n’auront pas honte d’assumer leur Foi.

La prière des parents

Il est écrit et c’est la vérité: « L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations. Qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ! » (Exode 34 : 6, 7).

Il est donc clair, que les souffrances matérielles et spirituelles qui nous assaillent actuellement, ont une origine familiale, proche ou lointaine. Cela se vérifie d’autant plus, sur le continent africain, que nos ancêtres (de bonne foi, pour certains), ont souvent passé certains pactes avec des forces des ténèbres. Ils ont noué des alliances douteuses, avec des esprits de forêts (le bossonisme), d’eaux et de collines.

L’Europe aussi a connu cela, mais elle a connu par la suite les lumières. Les enfants d’Europe bénéficient aujourd’hui, de la Foi profonde de leurs parents lointains, anciens saints, martyrs de leur époque, et je passe.

Mais l’Europe est en train de décliner, parce que la spiritualité y fout le camp. Evoquer aujourd’hui sa Foi, dans certains pays occidentaux, commence à y devenir un scandale. Conséquences: nous assistons à toutes sortes de suicides inexplicables, de meurtres en séries, sans motif valable, etc. Bref. J’y reviendrai un autre jour…

Pour renverser ces autels de famille en Afrique, nous devons, dès maintenant, prendre fermement la résolution, d’arrêter de consulter les marabouts, les komians, les féticheurs, les charlatans et autres. Je l’ai déjà dit, dans un texte méditatif précédent. A lire aussi:

Voici pourquoi je ne crois pas aux religions africaines

La meilleure façon de protéger nos enfants, et leur assurer un meilleur confort spirituel, donc matériel (il faut bien comprendre que Dieu donne des biens matériels à qui Il veut, selon que l’aspirant spirituel accomplit Sa volonté), quand ils seront grands, c’est de nous départir nous-mêmes déjà, de nos pratiques douteuses.

C’est aussi de les associer à nos prières. Pour revenir à ma fille, elle ne comprenait pas au début, ce que je faisais chaque nuit. Mais après avoir fini de prier en silence, je commençais à réciter le « Je vous salue Marie », à haute voix et terminais par « Amen ». Au début, elle ne répondait pas.

Quelques jours après, chaque fois, que je disais « Amen », en la regardant et en répétant « Amen », elle aussi répondait « Amen », en riant. Aujourd’hui, dire « Amen » est devenu, pour elle un réflexe, chaque fois qu’elle entend quelqu’un le dire.

Outre cela, prions spécialement pour nos enfants. Ne prions pas pour qu’ils réussissent dans la vie, c’est une prière égoïste, désagréable au Grand Dispensateur des destins. Prions pour que Dieu dispose leur cœur à la conversion, à Son amour, à la Foi, à la connaissance spirituelle.

Ne prions pas pour qu’ils deviennent demain, président de la République, c’est une prière qui met en exergue notre propre orgueil et notre envie de paraître. Elle est désagréable au Créateur. Prions pour que Dieu leur donne la sagesse spirituelle de Salomon, l’intelligence religieuse d’Abraham, l’humilité de David.

Nous avons aussi le « contre-pouvoir » de faire rejaillir sur nos enfants, et sur les enfants de nos enfants « jusqu’à la troisième et la quatrième génération », nos iniquités de parents de peu de foi

Envoyons nos enfants à la messe, inscrivons-les dans les groupes d’enfants de leur âge, sur nos paroisses, demandons des messes pour eux. Faisons les visiter les sanctuaires sacrés (je prie souvent à la grotte, avec ma fille), comme nous les envoyons visiter le zoo, les centres commerciaux, etc.

Enfin, retenons une chose: notre enfant sera demain, ce que nous aurons décidé qu’il soit, aujourd’hui. Si nous n’avons pas pris les précautions spirituelles, dès son bas âge, ne soyons pas surpris, qu’un esprit de drogue, de prostitution, de « microbe » s’empare de son être et guide sa pensée, quand il sera adolescent.

A contrario, si nous avons su susciter en nos enfants, le goût de la spiritualité, nous serons ravis, qu’ils soient demain, des adolescents et des adultes responsables, ayant la crainte de Dieu et qui de ce fait, seront bénis par Celui qu’ils adorent, dans leur boulot, dans leur future famille, etc.

Nous avons le pouvoir de conserver, sur notre progéniture, le puissant amour de Dieu « jusqu’à mille générations ». Nous avons aussi le « contre-pouvoir » de faire rejaillir sur nos enfants, et sur les enfants de nos enfants « jusqu’à la troisième et la quatrième génération », nos iniquités de parents de peu de foi. Tout se trouve entre nos mains…

1 COMMENTAIRE

  1. Article lu et apprécié pour cet éclairage. J’ajouterai une contribution aussi inspirée de mon observation (en tant qu’éducateur réligieux). L’idéal à notre avis ne tiendrait surtout pas d’une précoce assimilation des rituels par nos enfants. Ce n’est qu’un préréquis qui peut très vite devenir pésant ( et il le dévient en général, à l’adolescence en général, où le parent engagé aura le choix (pour fidéliser ses enfants au culte réligieux) entre une approche innovante ou un rigorisme outrancier. L’éducation aux pratiques rituelles fonctionne très bien et à des résultats impressionnants à l’age de l’exploration et de la découverte de l’enfant – sur ce point j’apprécie fortement cet article pour sa variété au sujet des méthodes qu’il propose -. L’éducation de l’enfant aux rituels ne peut cependant en soi être un détonateur « efficace et durable » de la spiritualité de l’enfant. Une règle d’or serait, en effet, de moins s’atteler à remplir nos enfants d’usages comme on remplirait d’eau une citerne, qu’à rechercher à créer un déclic en eux. Un déclic qui méritera de provenir du relationnel en famille. Être à mésure d' »humaniser » et de transposer dans le relationnel tous les idéaux spirituels auxquels nous adhérons, tant avec nos conjoints que nos enfants et en permanence à toute hauteur de leur croissance . Des situations insoupçonnées en famille, empêchent parfois un déclic chez les enfants en quête d’une spiritualité épanouie : Les antécédents personnels de chaque parent (cet article en fait une allusion) qui se répercutent dans le relationnel familial, la gestion des échecs familiaux, l’appréhension du bien-être et du bonheur par les parents eux-mêmes et leur manière de les vivre au quotidien, le défaut d’une approche psychologique de l’éducation – ( de l’éducation réligieuse en particulier !!!). Il y a en effet autant de facteurs liés au relationnel des familles réligieuses qui peuvent saper un éveil aux valeurs spirituelles chez leurs enfants. En clair, une qualité du relationnel en famille, bâtie sur notre spiritualité est un déclencheur idéal de spiritualité qui survivra à tous les stades de la croissance de nos enfants, tandis que les habituter aux rituels, demeure seulement qu’une bonne « prise en main » dès leur bas âge, sans rien garantir à long terme. Je loue la hauteur de votre article qui aborde avec une conviction un sujet un peu banalisé !

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