Des migrants clandestins en méditerranée, parmi eux, des Ivoiriens sans doute.

Le communiqué du conseil des ministres en Côte d’Ivoire, ce mercredi 30 novembre 2016, nous apprend que le pays occupe désormais la 4è place dans le classement des pays pourvoyeurs de migrants clandestins sur l’Italie. Un chiffre que le gouvernement veut et doit nécessairement inverser.

« L’analyse récente de données concernant les arrivées de migrants clandestins à Lampedusa, en Italie, fait état de 4970 arrivées d’Ivoiriens sur la période de janvier à juin 2016.  Notre pays passe ainsi de la 10e à la 4e place et représente 7% de la totalité des migrants clandestins enregistrés », révèle le communiqué du conseil des ministres, qui a le mérite d’être honnête.

Il est indéniable que les candidats à l’immigration clandestine en Europe, donc candidats à la mort en Méditerranée fuient la pauvreté dans le pays.

« Face à cette situation, souligne le communiqué, le ministère de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur a intensifié la première phase de la campagne de sensibilisation contre la migration irrégulière débutée en 2014. Les populations des zones de départ identifiées ont ainsi été sensibilisées et le Centre d’accueil, d’orientation et d’information des migrants de Côte d’Ivoire (CAIOM-CI), a procédé à la formation d’agents des ministères et lancé des campagnes publiques de sensibilisation des populations à ce phénomène ».

Le communiqué du conseil des ministres indique qu »au regard du caractère transversal du problème et des défis qu’il implique, le Conseil a instruit le ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur et l’ensemble des Ministres concernés, à l’effet de prendre les mesures appropriées afin d’apporter une solution efficace et durable au phénomène de migration irrégulière ».

Migrants clandestins et pauvreté

Il est indéniable que les candidats à l’immigration clandestine en Europe, donc candidats à la mort en Méditerranée fuient la pauvreté dans le pays. Le communiqué cité plus haut soutient que « La volonté du Gouvernement de rendre la croissance plus inclusive a porté les dépenses en faveur de la lutte contre la pauvreté et les disparités sociales à 1 448,7 milliards pour un objectif plancher de 1 405,7 milliards, soit un taux d’exécution de 105,9%.

Aussi, pour la fin 2016, le Gouvernement entend t-il poursuivre les efforts de mobilisation des ressources et de maitrise des dépenses, tout en accordant la priorité aux dépenses d’investissement et à la lutte contre la pauvreté ».

Ses mesures suffiront-elles à maintenir des milliers d’Ivoiriens qui ne jurent plus que par la traversée de la mer méditerranée ? Qui vivra verra !

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