Encore un rendez-vous manqué pour Affi et Sangaré. A mon avis (et je peux me tromper), le référendum du 30 octobre prochain aurait pu permettre à l’opposition, de faire deux choses importantes, pour sa survie.

Malheureusement, comme à l’habitude à laquelle elle nous a habituée (tautologie volontaire) jusque-là, l’opposition a laissé prévaloir son orgueil. La panne de stratégie est flagrante, le manque de maturité politique aussi. Hélas !

Premier rendez-vous manqué

La réconciliation des ténors de l’opposition: premier rendez-vous manqué. De fait, presque tous les responsables significatifs de l’opposition sont unanimes sur un point. A savoir qu’ils rejettent « la Constitution de Ouattara », dans le fond, comme dans la forme.

Un point de convergence qui aurait pu constituer une base de discussion, pour eux, en vue de leur rassemblement. Mais non, les principaux responsables sont incapables de se rassembler autour d’une position commune. Pire, autour d’une stratégie commune.

Mais alors, comment pouvez-vous dénoncer le manque d’ouverture du pouvoir, si vous-mêmes n’êtes pas capables de vous unir sur les sujets qui vous rassemblent ? Selon vous, quelle crédibilité pouvez-vous avoir, aux yeux de vos compatriotes indécis et sans parti pris ?

 

Deuxième rendez-vous manqué

La panne commune de stratégie: deuxième rendez-vous manqué pour Affi et Sangaré. Choisir l’abstention, c’est choisir consciemment la politique de l’autruche. En effet, l’opposition sait que le taux d’abstention à ce scrutin, sera élevé. Elle veut juste surfer sur ce chiffre et se convaincre de sa popularité.

Erreur, l’opposition cherche à mélanger son « boli tro » (sauce de cabri) avec le « nanni tro » (sauce de bœuf) des abstentionnistes. En clair, des électeurs seront chez eux, pas à cause du mot d’ordre de l’opposition. Mais parce qu’ils ont d’autres chats à fouetter. Voilà la vérité !

« L’opposition cherche à mélanger son « boli tro » avec le « nanni tro » des abstentionnistes »

 

Combien d’Ivoiriens ont déjà tenu entre leurs mains ce texte ? Combien comprennent le bien fondé d’un ticket présidentiel ? Ne sommes-nous pas nombreux, à qui on doit bien expliquer l’importance d’un Sénat ? Bref, combien décèlent l’opportunité d’une nouvelle constitution ?

Constitution ivoirienne – Pourquoi je suis favorable au ticket présidentiel

Le camp des abstentionnistes n’est pas forcément le camp de l’opposition. Et ça l’opposition le sait très bien. Tout comme le pouvoir sait que nombreux parmi ses propres partisans doivent encore être largement motivés et sensibilisés, pour qu’ils se déterminent à voter « Oui ».

Le courage politique aurait recommandé que l’opposition appelle à voter « Non » à ce référendum. Ce mot d’ordre aurait au moins le mérite de lui permettre de mesurer réellement son audience auprès des électeurs ivoiriens.

Je répète donc: les abstentionnistes du 30 octobre prochain ne seront pas forcément vos militants. Ne rêvez pas !

2 Commentaires

  1. Et pour une fois qu’on leur donne un libre accès aux media publics pour convaincre la majorité des électeurs ivoiriens à voter NON, ils se livrent en spectacle dans les seules rues a mènent au Plateau. Ils manifestent pour avoir échoué de se faire donner l’argent du contribuable pour (prétendent-ols) faire campagne pour le « NON » (?). Qjelle légèreté!.Non, ils ne sont leader que de la platitude profonde de leur ventre.

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