Serge Aurier visé par une enquête de la Fifa pour son geste mimant un égorgement lors du match Côte d’Ivoire-Mali. L’analyste d’André Silver Konan.

C’est un fait, Serge Aurier a bon coeur, en atteste son geste salvateur à l’endroit du joueur malien Moussa Doumbia, qui était tombé et était en train de s’avaler la langue, donc allait se tuer, cependant notre compatriote, comme je l’ai dit, il n’y a pas longtemps, gagnerait à se discipliner un peu plus. Il y va de la poursuite de sa carrière internationale. Et le soutenir dans son geste d’égorgement, après le but qu’il a provoqué, contre le Mali, ce n’est pas beaucoup l’aider à se discipliner. Enfin, c’est ce que je crois.

Quand Aurier a traité son entraineur de fiotte, j’étais parmi ceux qui ont trouvé que sa sortie était autant excessif que le lynchage médiatique dont il était victime. J’ai donc demandé que les médias lui foutent la paix.

Le geste viendrait d’un nouveau joueur du Sacraboutou Sport de Bondoukou, on aurait évoqué l’ignorance.

Quand il a eu des démêlés avec la police, j’ai été de ceux qui ont dit qu’il devrait apprendre à contrôler ses nerfs et qu’il ne pouvait plus se permettre d’avoir un comportement de cour commune (expression typiquement ivoirienne). Je n’ai pas été compris et certains m’ont descendu en règle. Je le dis et je le répète, qui aimant bien châtiant bien: Serge Aurier gagnerait à se discipliner. Je ne crois pas que cela serve la suite de sa carrière, que d’être au centre de scandales, presque chaque deux mois.

En effet, le geste viendrait d’un nouveau joueur du Sacraboutou Sport de Bondoukou, on aurait évoqué l’ignorance. Mais venant d’un international qui évolue au haut niveau, cela est à la fois inutilement provocateur et gratuit.

Encourageons notre compatriote à mieux contrôler ses “réflexes énormes”

Aurier est bien placé pour savoir que mimer un geste d’égorgement dans le football (on n’est pas au rugby) est contraire à la réglementation de la Fifa qui interdit les “gestes provocateurs, moqueurs ou offensants”, après un but.

Bref. Encourageons notre compatriote à mieux contrôler ses “réflexes énormes” (euphémisme utilisé par Alain Giresse, le sélectionneur malien), sur le terrain comme en dehors des stades. Il y va de la survie de sa carrière professionnelle.

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