C’était un jeudi 12 octobre 2006, ce jour-là, Douk Saga, souffrant depuis plusieurs mois, se sent comme un miraculé. Il envoie sa jeune sœur qui l’a rejoint à Ouagadougou, pour s’occuper de lui, dans la clinique où il séjourne, aux frais de Chantal Compaoré, donc de l’Etat burkinabé; acheter des unités téléphoniques. Pendant ce temps, il refait sa toilette et se met sur son « 31 », comme s’il s’apprêtait à aller à un gala.

Le sommet de l’Himalaya

Le « Président » de la Jet set ivoirienne, comme il se fait appeler, prend le temps de composer le numéro des 1350495781membres de son gouvernement du « Coupé-décalé» à Abidjan, à Bruxelles, à Lomé, à Paris, à Londres, etc.

A tous, il confie qu’il va mieux et que bientôt, « le sommet de l’Himalaya » (un autre des nombreux surnoms dont il s’était affublé) signera son retour.

Il ne reviendra jamais sur scène

Quelques heures après cet ultime baroud d’honneur, Stéphane Hamidou Doukouré s’éteint. Victime d’un virus qui le rongeait depuis quelques années et dont il s’efforçait, dans un incroyable déni, à ignorer l’existence.

Trois jours plus tard, une foule immense, comme on en voit rarement à Abidjan, toute vêtue de blanc (couleur préférée de l’artiste, arrivé à la musidouk-sagaque, seulement trois ans plus tôt), accueille à l’aéroport et sur le boulevard principal, sa dépouille mortelle.
Le dimanche 29 octobre 2006, l’artiste aux mille frasques et extravagances était porté en terre au cimetière de Williamsville. Il avait 32 ans et était devenu un « héros national », titre de son dernier album.

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