Le premier job de Bédié ? Eh bien, le président du PDCI a exercé plusieurs petits métiers, notamment ouvrier dans un centre de tri postal à Montparnasse à Paris.

Henri Konan Bédié n’a pas toujours été l’homme cossu qu’on connait aujourd’hui. L’ex-chef d’Etat (1993-1999), ex-président de l’Assemblée nationale (1980 – 1993), ex-ministre de l’Economie et des finances pendant onze ans (1966 – 1977), a pourtant connu ses années de galère.

C’est en juin 1959, qu’Aimé Henri Konan Bédié commence sa carrière professionnelle en Côte d’Ivoire, précisément à la Caisse d’allocations familiales (actuelle Caisse nationale de prévoyance sociale). Quatre ans plus tôt, alors qu’il poursuit des études d’économie et de droit à l’Université de Poitiers (France) en tant qu’étudiant non boursier, il sollicite et obtient un poste de maître d’internat au Lycée de Montmorillon, à soixante kilomètres de Poitiers.

Bédié, un major de promo sans bourse d’études

14469312_10210900467131405_853459255_nPour la petite histoire, après l’obtention de son diplôme de fin d’études secondaires, le jeune Bédié, major de sa promotion (il était surnommé Empereur, par ses camarades de classe, dont Marcel Zadi Kessy, pour son apparence calme et son leadership naturel) s’est vu refuser la bourse, par l’administration coloniale. Motif du refus : esprit contestataire. Déterminé à envoyer son fils, étudier à Paris, papa Bédié réunit l’argent pour payer les frais de bateau. Un aller-simple. Le jeune homme doit alors gagner son pain et payer ses études, en même temps.

Embauché dans un centre de tri postal

« Durant l’été 1955, je me suis fait embaucher au centre de tri postal de Vavin, juste à côté de Montparnasse. Au début, je prenais les sacs pour les déposer sur le tapis roulant. Certains pesaient soixante kilos ! Au bout d’une semaine, on m’a affecté au tri du courrier », se souvient Henri Konan Bédié, dans son livre « Les chemins de ma vie ».

Premier ambassadeur de la Côte d’Ivoire aux Etats-Unis

Parallèlement, il se frotte au milieu syndical anti-colon. Il milite alors à la puissante Fédération (d’influence plus ou moins communiste) des étudiants africains de France (Feanf) avec les Francis Wodié, Djény Kobina, Albert Tévoédjrè, Alpha Condé et bien d’autres qui joueront plus tard, des rôles politiques majeurs dans leur pays. Il rêve de devenir avocat. Le destin en décidera autrement. Deux ans après son retour au pays, il est nommé comme premier ambassadeur de la Côte d’Ivoire aux Etats-Unis. Commence pour lui, une carrière politique fulgurante…

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